Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 14:56

Amorphes et marécageux, les hommes...

 

Le chemin: Elever sa quotidienneté à la hauteur d'émotion que procure un voyage; parvenir à cette disponibilité, à ce don de soi, à cette capacité de voir les choses en grand, à cette tension intérieure, à cette fécondité de la pensée: voilà ce qu'est la vie. La vie qui ne s'élève ni ne s'augmente n'est pas la vie.

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 14:48

Il y a autant de subjectivités que de définitions de l'art... Voilà pourquoi le débat ne pourra jamais se clore. Il y a quelque chose d'aberrant dans toutes vos tentatives d'éclaircir le sujet; vous y déposer, réflexions après réflexions un voile encore plus opaque.

Je picore au hasard; Dahu nous propose un cercle ( bon pourquoi pas ? ) englobant des objets d'arts qui serait plus valorisé par l'amateur d'art qu'une simple machine à laver restant fonctionnelle ou un lapin. Mais alors, que penser de Hirst qui expose divers animaux morts baignés dans du formol et autres étagères à pharmacie ? Ne suffit-il pas que ces objets fonctionnels ou de la nature soit exposés pour qu'ils acquièrent un statut artistique (qu'ils rentrent dans le cercle) ? Le pendu ici marque sûrement un point.

Un autre point, celui du discours. Ne peut-on pas envisager ce dernier comme un art ? Ne connait-on pas l'art du rhéteur, celui qui manie le verbe comme l'écrivain et sa plume ? Doit-on lui ôter sa qualité artistique sous prötexte de son caractère éphémère ? Mais la rhétorique est un travail intérieur de longue haleine, les mots subissent une longue maturation dans l'esprit du rhéteur, peut-être toute une vie mais c'est l'externalisation qui est brève. Car du moment qu'il y a externalisation d'un processus intérieur, qu'il soit intuition, obsession ou autre, il y a création. L'essentiel pour définir ce qui est de l'art ou pas se trouve dans l'intention même de l'artiste. Endroit qui nous restera à tout jamais inaccessible, la question sera à jamais réitérée : Quelles étaient-donc ces intentions ?

Voilà sûrement ce qui complique la tâche des amateurs d'art en ce qui concerne l'art contemporain. C'est qu'il est difficile de percevoir s'il y a derrière les créations des artistes, une grande idée, un mobile plus noble que la gloire, l'argent, la reconnaissance. Mais les pistes sont brouillées car l'art jusqu'à présent possédait une valeur contestataire d'ordre politique ou métaphysique par rapport à l'ordre établi. L'art était bien souvent le support d'une révolte, d'une volonté de toucher les consciences, en bref une volonté de changement.

L'art contemporain au contraire, comme l'explique Comte-Sponville s'acoquine complètement avec l'ère du temps. Il suit la psychologie du consumérisme; la quête perpétuelle de la nouveauté. C'en est même devenu sa seule contrainte. Mais ce concept à présent se mord la queue, puisqu'il se vide de son idée première ( en voulant sans cesse innover, l'innovation n'est plus innovation)

Peut-être alors que tout aurait du s'arrêter lorsque Duchamp exposa son pissoir dans un musée. Son acte était alors encore innovant. Mais à quoi bon exposer un robinet ou une boite à pharmacie après cela ?

L'art contemporain est sûrement encore de l'art, mais un art appauvri et exsangue qui aurait dû s'éteindre à l'instant même de sa création.

Je vous laisse sur une petite réflexion : Et si l'art n'était pas là ou justement les gens le voient mais toujours ailleurs, toujours ailleurs, là ou les gens ne le voient pas ?

Par Antholan - Publié dans : Art - Communauté : Café du commerce
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 10:40

Encore une vidéo sur ce débat... Bonne exposition de la façon dont le système consumériste impose sa loi dans le domaine artistique....

 

 

Par Antholan - Publié dans : Art - Communauté : Café du commerce
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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 01:53

Départ Bienne

 

Une adolescente aux hormones en surchauffe: Ouais mais un livre, ça te fait lire.

 

Un Vieux couple. L'homme retire brutalement de son visage la main de sa femme : "mais qu'est-ce tu fais enfin ?"  Elle répond: J'essuie tes larmes."

 

Une grosse black et sa fille: " -Il est borderline. 

-Ah ouais ? Ou ça ?"

 

Deux collègues de bureau sur le licenciement d'un emloyé de leur boite: "Faut dire qu'il coutait plus que ce qu'il rapportait."

 

Le clin d'oeil d'une jolie fille.

 

Une bague roule entre les sièges. Scène de ménage: "Tu peux la reprendre ta bague, de toute façon elle est moche"

 

"Eh mec ,t'aurais pas une dépanne?"

 

Un vieux sermentant un jeune con avec des écouteurs: "-C'est pas normal de mettre les pieds sur les sièges. 

- Vas-y, lache moi toi!"

 

Deux jeunes en uniforme de l'armée, mitraillette entre les jambes s'adressant à une femme d'origine maghrébine: "Vous inquiétez pas, on a fini le boulot pour ce soir." Rires ruraux.

 

Un ruisseau de bière se brise sur ma semelle.

 

Un homme est seul, il ne dit rien. Il me regarde en souriant puis m'indique de la tête le travesti blond qui revient des toilettes.

 

Arrivée Tramelan

 

Par Antholan - Publié dans : Ecrits - Communauté : Café du commerce
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 21:53
Par Antholan - Publié dans : Philosophie - Communauté : Café du commerce
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 10:22

Petite discussion sur l'art contemporain, et sur le mélange des valeurs et le consumérisme qu'il implique. On y parlera du carré blanc sur fond blanc de Malevitch, pour le plus grand plaisir de De la Vega. Allez, juste pour lui:

 

 

Carre-blanc-sur-fond-blanc-malevitch.jpg

 

 

Par Antholan - Publié dans : Art - Communauté : Café du commerce
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 23:23

 

murakami-at-design-miami-giantic-flo2008Powerball-

 

 

 

jeff-koons

                      

 

 hirst_impossibility.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

(Murakami, Koons, Hirst)

 

J'attends vos commentaires....

Par Antholan - Publié dans : Art - Communauté : Café du commerce
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 14:19
On s'en doutait quand même un peu...non?
Par Antholan - Publié dans : Société - Communauté : Café du commerce
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 20:06
J'ai parfois des doutes quant à la qualité littéraire des romans de Michel Houellebecq, toutes les critiques à son encontre ne me laissent pas indifférent. J'aurais voulu que mon avis soit objectif, malheureusement  il est fluctuent...... peut-être en devenir. Cependant, peu importe mon humeur, même lorsque mon aversion à son encontre devient dégoût, je ne parviens jamais, à lui retirer tout son génie. Il a réussi à saisir son temps en usant d'un regard balzacien: il a capturé notre médiocrité.
Il n'y a pas que ça chez cette "tortue malade", il est un véritable personnage, pas étonnant donc qu'il s'insère dans un roman. On sent sa tristesse, son dégoût, sa volonté d'absolu et son désenchantement ; on voit la souffrance de vivre, la peur de la dégradation et la mort, inscrites dans son être souffreteux et faible. On constate son intelligence fine et cynique, sinistre, qui parfois nous glace.
Nabe affirmait qu'on entrait dans un auteur comme dans une cathédrale ; c'est l'impression que me donne Houellebecq. Cette chapelle est immonde: elle est cubique et transparente... moderne. Elle est salie par le monde qui y transpire, qui s'y révèle.
Le tableau n'est pourtant pas si noir, Houellebecq est d'une sensibilité à fleur de peau, il a une volonté sincère d'utopie et d'amour... Un homme qui désire plus que tout le triomphe de la morale juste...
Si j'émets quelque réserves sur la qualité de sa plume pour ce qui est des romans, je trouve que sa poésie est par ailleurs bluffante... Je l'ai trouvé tout d'abord étrange, trop simpliste et vulgaire, cette première impression était falacieuse. Ces poèmes recèlent une véritable beauté, un appel de l'impalpable, une vision esthétique épurée et burlesque, magnifique et cinglante.
Voilà, assez parlé, je vous laisse avec un interview de deux heures vingt que vous seriez bien bêtes de ne pas regarder.
Par Antholan - Publié dans : Littérature - Communauté : Café du commerce
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 19:36

Faudrais arrêter de se plaindre un peu! Il faut travailler, travailler dur et avoir une famille, c'est ça la vrai vie. On vit bien, on est heureux, on a une bonne situation socio-économique, alors de quoi se plaignent ces petits merdeux, ceux qui foutent rien là, ces parasites? Et leur père, leur grand-pères qui ont trimé comme des fous, ils en font quoi? Il faut s'intégrer au monde, et vouloir de l'argent, comme tout le monde. Faire sa vie. Faire comme tout le monde...tout est là! Et puis peut-être qu'il faut arrêter de se poser des questions... ça mène à rien de toute façon, alors à quoi bon?

Faut quand même un peu voir la réalité en face quoi, être cartésien! Il y a des moments où on se fait chier, et d'autre où on s'amuse -  je suis allé au match de foot avec mes potes dimanche passé et on c'est bien marré, c'était vraiment sympa!

Alors voilà, ben c'est pas toujours le top, mon on s'en contente... Il y a des hauts et des bas... ma foi c'est comme ça... la vie.

Par Antholan - Publié dans : Ecrits - Communauté : Café du commerce
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 15:32

Ce qu’il faudrait faire, sans doute, c’est accepter la folie plutôt que l’aliénation: Cracher à la face du monde et à la sienne surtout, sur cette petite poupée trop belle que l’on respecte par trop. Une fois la suprême humiliation subie, il ne reste que la liberté ; et pas n’importe laquelle, pas cette pauvre sensation qui s’accompagne de regret et de responsabilité, pas cette liberté trop chic et trop lourde, mais une liberté légère comme l’est l’élan vital, une liberté qui ne demande rien d’autre que de se consumer dans l’être, une liberté sans conséquence… une folie fondamentale et pourtant sans importance.

Natan Lamon, Les désespoirs d'un taré

Par Antholan - Publié dans : Littérature
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 10:02
Par Antholan - Publié dans : Société - Communauté : Café du commerce
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 12:02

Voici encore un exemple de notre faiblesse face au groupe!

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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