Mardi 15 avril 2008

« Ils s’étaient créé un enfer, mutuellement, même  s’ils s’aimaient. C’était vrai qu’ils s’aimaient, et c’était la preuve que la faute ne venait pas d’eux-mêmes, de leur comportement ou de leur sentiment labile, mais bien de leur incompatibilité parce qu’il était fort et qu’elle était faible.

Mais c’est justement le faible qui devait savoir être fort et partir quand le fort était trop faible pour pouvoir blesser le faible. »

Dans son ouvrage « L’insoutenable légèreté de l’être », Kundera nous propose un questionnement philosophique, celui de l’éternel recommencement (cf. Les stoïciens) : Ne vivons nous notre vie qu’une seule fois ou au contraire une infinité ? Il énonce une deuxième interrogation qu’il faut distinguer de la première : Sommes-nous déterminer ou sommes-nous libres et tributaire du hasard ?

L’extrait ci-dessus illustre parfaitement la seconde problématique. En effet, il nous est dit que l’amour nécessite forcement un rapport de force, mais que celui-ci mène inéluctablement à la douleur pour les amants. Lorsque le rapport de force disparait, le couple doit nécessairement se scinder : l’amour peut persister mais la rupture est nécessaire.

L’amour est donc marqué du sceau de la fatalité, mais cela n’exclu pas pour autant la liberté personnelle et ainsi une échappatoire au tout-déterminé : Le faible peut décider de partir quand le fort n’est plus assez fort, tout comme il peut choisir de continuer son calvaire.

Je me permettrais donc de réécrire l’incipit de ce passage :

« Ils s’étaient créé un enfer, mutuellement, justement parce qu’ils s’aimaient. »

(L’Insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera, Folio, 2007, p.117)

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Mardi 15 avril 2008
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Mardi 15 avril 2008
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Mardi 15 avril 2008

Antho et Lan ont deux visions bien distincte de la liberté d’expression, Pour Lan, elle est idéaliste, applique un concept qu’il juge infaillible. Elle mène vers une liberté absolue envers toutes les idées et même les plus extrêmes, afin que le débat soit ouvert et que les meilleures gagnent. Comme si une main divine était là pour abroger les opinions fausses et nuisibles pour l’homme. En économie, Adam Smith avait déjà émis une théorie au sujet de l’économie de marché qui soutenait que la somme des égoïsmes contribuait au bon développement de la collectivité et que « la main de dieu » gérait l’ensemble du système. Nous pouvons voir actuellement les disparités auxquelles le libéralisme nous a amenés. Ici, pas de place pour une dignité quelconque de l’homme obligé de subir les discours les plus imbéciles et inhumains qui soit. A l’opposé, il n’y a pas de place chez Antho pour l’humiliation, pour la haine gratuite des contempteurs du bon sens, les pédophiles, racistes et autres saloperies en tout genre qui s’amusent a rabaissé des humains.


 Pour Lan, qui peut-être, s’est laissé entrainer par la folie du matérialisme actuel, ne voit pas dans son article précédent la différence entre un être humain et un vulgaire T-shirt, son argument est à revoir. Antho est plus terre à terre, il pense un peu plus à l’individu qui souffre de ces nombreux comportements inacceptables, les victimes de ce fléau qui eux aussi on droit de se sentir libres et non menacés. Parfois, à grand coups de théorie, on oublie de voir en face la réalité, de se mettre dans la peau des persécutés. Il y a des idées qui ne méritent pas de rester, mais qui perdurent.

L’antisémitisme, loin de chuter dans les cotes de popularité, revient partout dans le monde à cause en partie du conflit Israélo-palestinien. (Récemment, en France, un cimetière juif profané pour la deuxième fois en l’espace d’un an)


Encore une fois, Lan a mal perçu la vision d’Antho au sujet aux sujets des condamnations que ce genre de comportement exige, il ne parle pas de mettre tout le monde en prison, mais il doit être  de notre ressort de lutter contre certaines positions, indéfendables qui plus est, qui ralentissent plutôt un débat d’idée sain qui a comme  but de s’acheminer vers un meilleur demain.

Antho n’est pas extrémiste, il pense simplement que comme pour les actes, il y à certaines idées qui sont punissables, parce que cruelles et heurtantes. Sans vouloir prétendre connaitre ses limites, ou elles commencent, ou elles s’arrêtent, n’est-ce pas là une atteinte à la liberté ?

Peut-être Lan n’a-t-il pas tort, peut-être Antho a-t-il raison.

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Mardi 15 avril 2008


Je ne prétends pas qu'une idée mauvaise se détruise rapidement, mais j'affirme qu'à long terme cette idée perdra toute pertinence et sera donc, de ce fait, anihilée ou ouvertement considérée comme stupide. De ce fait, l'antisémitisme, même s'il fait encore des ravages, est en perte de vitesse. En effet, cela ne signifie pas qu'il a disparu, mais il est tout de même évident que cet avis est intenable. Certaines personnes pensent encore actuellement que la terre est plate, et pas seulement dans des pays lointains, mais dans le monde occidental. Peu importe que certains soutiennent cette vision, elle est totalement discréditée. Doit-on pourtant les interdire de parler? Qu'ils assènent leurs fadaises.
De plus, l'antisémitisme est un très mauvais exemple, puisque ces défenseurs sont exclus de tout débat publique! Merci à la censure qui nous a permis de sacraliser une si belle idée!

L'anti-américanisme primaire est désolant, mais bon, il faut bien que je réponde à ce pseudo argument! S'il est un peuple qui est encore très croyant, c'est les étatsuniens. La morale politique n'est donc pas seul à faire son oeuvre, le clergé y met aussi son grain de sel. Il serait  faux de croire que ce pays est le modèle de la liberté d’expressions: prenons pour exemple le « partiot act » ou encore ce qui est arrivé au Dixie Chicks lorsqu’elles se sont permises de critiquer George Bush. De plus, les couches sociales ou le racisme est le plus présent sont les couches qui n'ont pas accès à l'éducation, et dans ce domaine là, les USA sont très en retard. Mettons donc le paquet sur l'éducation des nos chers bambins!

Comment peut-on prétendre sérieusement que les censeurs détiennent la science infuse? Prenons l'Islam, un bon exemple, les barrières que cette religion érige ont pour but de mener au "progrès morale et spirituel de l'homme"... ont-ils raison? J'en doute! Comment penser que notre censure à nous est plus judicieuse?

 

Certes, notre liberté s'arrête ou commence celle des autres... mais reste encore à déterminer ou commence celles des autres! La limite est la nuisance, mais pas n'importe quelle nuisance, car selon les critères adoptés, tout et rien peut-être une nuisance, exemple: "je suis extrêmement blessé lorsqu'on critique les supporters de foot, ou lorsque les gens portent des t-shirt rouge, car je n'aime pas le rouge, il me fait penser à l'hémoglobine et à la guerre": Peut-on parler de nuisance? Non, simplement de désaccord. La liberté d'expression ne nuit pas directement, elle n'est donc pas stricto senso une nuisance. Les nuisances psychologiques sont certes difficiles à estimer, mais il y a une différence nette entre se sentir (malheureusement) insulté et être victime de mobbing. Il me semble que j'avais été clair sur ce point,mais il faut croire que non.

De plus, s'il fallait enfermer tout les imbéciles en prison, je crainds que nos prisons ne soient pas assez grandes...

 
Quant au point "et puis a force de coup de verbe, ne parvient-t-on pas finalement à l'action?", son cas sera vite reglé. On appelle ce genre d'argument un argument de *la pente glissante", qui est ici d'ailleurs une simple supputation. Cet argument est, il va sans dire, complétement invalide.

La violence engendre la violence, certes, mais l'exclusion entraîne tout aussi mécaniquement l'exclusion et donc des querelles intestines à n'en plus finir.

En remettant en cause la vision commune de la liberté d'expression, je n'ai en aucun cas remis en cause l'existence des lois. Cela n'a rien à voir. la dernière critique ainsi que l'allusion à l'anarchisme est donc totalement hors de propos.


Je finirai par une chose que j'avais déjà dite: la censure est à double tranchant. Elle nous protège de certaines ignominies, mais elle nous emêche l'accès à de nouvelles vérités. Cessons d'arborer cette fierté d'occidentale du fât qui croit avoir en ses mains toutes les vérités et tous les bons principes. Il reste du chemin à faire, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines.

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Mardi 15 avril 2008

 

Oui, qu’il est beau, qu’il est gentil ce petit monde tout rose ou les idées les plus justes prennent le pas sur les mauvaises, ce monde où  la liberté d’expression est totale! Comme le communisme, cette idée est défendable mais tout aussi utopique.

Prenons le cas des Etats-Unis : là-bas, les citoyens osent non seulement  penser, mais aussi revendiquer tout ce qu’il leur chante. Pensez bien que nombre de xénophobes en tout genre, d’antisémites et d’homophobes s’en donnent à cœur joie. En effet, selon la loi, rien ne les empêchent de cultiver leur aversion, d’exacerber leur sottise.

Toute idée fausse affirmait-t-on précédemment, porte le germe de son autodestruction. Dans ce cas, comment expliquer que l’antisémitisme, pour prendre un exemple percutant, existe encore? Il perdure depuis déjà trop longtemps (souvenez-vous la bible) et ce malgré les ignominies perpétuées à l’encontre du peuple juif.

Mais qui peut encore véhiculer tant de haine gratuite et vaine? Bien entendu, ce sont avant tout nos chers compatriotes Américains qui osent tout dire, tout clamer. Et malheureusement, il existe encore des esprits faibles qui adhèrent à ce genre d’idéal.

Pour éviter ce genre d’obstacle au progrès spirituel et moral de l’homme, je pense qu’une certaine censure est nécessaire afin de ne pas retomber dans les mêmes pièges. Il apparaitra toujours des individus, fort de persuasion prêt à faire revivre de vieilles rengaines lubriques, désuètes, qui n’ont plus raison d’être.

En somme, cette censure pose les barrières de chaque côté du chemin, pour qu’on avance, pas à pas, sans s’égarer sur ses sentiers maudits qui mènent à notre destruction.

 

Le principe de liberté, comme je le perçois, se façonne selon le vieil adage : « Ta liberté s’arrête où commence celle de l’autre » et c’est pour cela qu’il possède quelques règles. Il ne faut pas le confondre avec l’anarchisme.

Bien sûr, on pourrait me rétorquer que les paroles ne sont pas des actes, mais celles-ci sont suffisantes pour porter atteintes à certains d’entre nous, c’est une violence psychologique qui est injustifiable. Et puis, à coup de verbes, ne parvient-t-on pas finalement un jour à l’action ?

La violence engendre la violence, c’est bien connu.

Pour finir, je crois que l’homme nous a démontré à maintes et maintes reprises qu’il n’était pas aussi bon de nature que l’on se veut se l'imaginer. Sinon, pourquoi tous ces codes, pourquoi toutes ces lois? Pour se protéger, pour se survivre à nous-même nous avons besoin d’un cadre à ne pas dépasser.      

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Mardi 15 avril 2008

Voici un petit plaidoyer libertaire, à l'heure où tout le monde se veut ami de la liberté sans comprendre ce que cela implique réellement.

Qui oserait s'élever contre la liberté d'expression? Tout le monde érige, en effet, cette valeur sociale, au niveau d'un droit inaléniable... Mais la respecte-t-on vraiment? Non. Ceux qui se veulent ses défenseurs les plus farouches font d'excellents avocats conceptuels, mais lorsqu'il s'agit de la pratique, tous veulent la limiter pour assurer le maximum de bien être collectif ou, plus exactement, pour éviter les quelques frustrations et blessures morales que peut engendrer un abus de celle-ci.
Au risque de passer, à tort évidemment, pour un raciste (attention, le racisme ne signifie pas seulement l'adhesion à la croyance qu'il existe différentes races d'êtres humains, mais, de surcoît et bien plus fondamentalement, l'adhesion au principe selon lequel il existe une hiérarchie entre ces différentes races) ou un homophobe, j'estime que toute personne est en droit d'affirmer haut et fort que les Noirs sont inférieurs aux blancs ou que les pd sont des dégénérés. Certes, ces pensées sont d'un ridicule consternant, mais l'absurdité ou la bêtise est-elle un juste motif de censure?
Bien au contraire, il me semble évident que la meilleur manière de combattre ces inanités, c'est de les laisser prendre une place au sein d'un débat d'idée, car, comme le résumait si bien une sentence dont j'ai oublié l'auteur: "Tout idée fausse contient en elle son germe d'autodestruction".

 
Certes, il sera toujours pénible pour une minorité de se faire insulter par des imbéciles (on ne parle, ici, que de liberté d'expressions, toute agression physique est, il va sans dire, totalement exclue. Nous excluons également la calomnie et la diffamation qui, bien sûr, relève, comme les agressions, du domaine pénal.), mais interdire à ces idées odieuses l'accès au débat, ne les éradiquent en aucun cas, pire, cela les sacralisent. L'humuliation est certes difficile, mais elle est un moindre mal. Il faut réussir à se mettre au dessus de tout ça : "La bave du crapeau n'atteind pas la blanche colombe."
De plus, en écartant de façon a priori les avis divergents, l'on risque de nous-mêmes demeurer dans la bêtise. Toutes les choses que l'on ne peut pas dire ne sont pas dérechef fausses. Imaginer quelqu'un tentant de plaider la liberation féminime au XVème siècle, ne pensez-vous pas qu'il aurait été correct qu'il  puisse s'exprimer? Son avis était pourtant totalement proscrit à l'époque.
La plupart des choses méritent d'être dites, car ,si elles sont fausses, elle seront démontées, et si au contraire elles sont vraies, l'on en sera éclairés....
Bref, la liberté d'expression ainsi définie, c'est tout bénéf!



Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :

« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». 

source: Wikipédia

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Mardi 15 avril 2008

Je déteste les gens qui se font des films, les poltrons qui, en fin de compte, ne voient pas vraiment la réalité en face.
Peut importe ce que l'on pense d'eux, ils ne peuvent s'empêcher de croire qu'à nos yeux ils sont importants. Le genre de personnes qui, lorsqu'on ne les rappelle pas, s'maginent que la raison en est notre timidité, qui prennent notre indifférence pour un intérêt voilé, qui interprète chacun de nos actes dans leur petit esprit de malade et se font les héros d'une existence dont ils ignorent tout.
S'ils gardaient leurs fantasmes pour eux, l'on pût encore s'estimer heureux, mais bien au contraire, ce sont des individus sans gêne qui ,sans vergogne, nous impliquent dans leur monde hypotéthique, minable, et qui, ce faisant, nous causent à nous, pauvres victimes, une véritable gêne.
Peu importe ce que l'on tentera pour les ramener à la réalité, ce sera sans succès. Chacune de nos paroles, de nos attitudes nouvelles seront, comme les pécédentes,  tordues par leurs âmes bancales: plus l'on se débattera et plus on s'enlisera.
Et lorsque, finalement, l'on choisit de prendre les choses en mains, l'on se décide à leur mettre les points sur les i, la conséquence en est d'autant plus navrante: Dites-leur clairement que vous les haïssez, il comprendront que vous voulez vous faire désirer et qu'au fond de vous-même vous nourrisez à leur égard une passion aussi certaine que fougueuse.

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Mardi 15 avril 2008


Douce ironie sur le statut de l'art....
Remerciements à qui de droit.

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Mardi 15 avril 2008


Comment ne pas s’insurger contre notre société hygiénisante ?  Plus le temps passe et plus les interdits pleuvent : on croyait s’être débarrassé du paternalisme, mais il nous est revenu, déguisé, sous forme de tyrannie de la majorité.

L’idéal actuel est la jeunesse, sa ferveur, sa beauté et bien évidemment sa santé. Chaque personne, en vieillissant, constate peu à peu le déclin de son corps et les premiers signes de sa dégénérescence prochaine. L’occidental est donc lancé, plus que jamais auparavant, dans la quête de jouvence, et condamne en conséquence toute pratique qui serait à même de compromettre cette fin. L’alcool, le tabac, le gras, la caféine, le sucre, le sel,… la liste prend des allures ubuesques.


Certes, être jeune et en bonne santé, quel bonheur et quelle chance ;  mais cela justifie-t-il une vie sans excès et sans folies ? Pour citer Bénabar : « ils prennent de la bière sans alcool, font gaffe à tout à cause du cholestérol. Ils boivent du café décaféiné avec du sucre, désucrifié ». Cela vous fait-il envie ? A moi, non. C’est pour cela que je m’élève contre cette bêtise populaire, contre ce critère ridicule érigé en absolu, contre les nouveaux paternalistes que me font payer des taxes et restreignent mes libertés au nom de quelque nuisance hypothétique.

La vie n’est pas faites pour être conserver à la manière de ces animaux horribles qui se tordent dans des bocaux de formol, elle est faite pour être vécu. Stop à l’hygiénisme ambiant !

Par Antholan - Publié dans : Société
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Mardi 15 avril 2008

Le quai était froid et noir, les quelques voyageurs qui s’y ennuyait attendait impatiemment le train de dix-neuf heure trente huit  qui allait les déverser plus loin dans des villages humides et sombres. Moi aussi j’attendais, mais l’objet de mon attente était différent du leur, il est était indéfini, indéfinissable.

Comme si mon attitude, mon esprit, s’était vidée de tout contenu « intentionnel »(de tout objet), je ne me jetais plus dans le monde, mais me retranchais sur moi-même, comme si mon néant intérieur eut pu me se servir de quelconque abri ou d’une quelconque protection. Protection face à quoi ? Face à qui ? Face à ma peur, cette peur, ou plutôt cette angoisse qui me rongeait le souffle, cette angoisse qui me donnait bien souvent envie de tout simplement arrêter.

La vie est un présent que l’on n’a pas choisi de recevoir. Si elle ne nous donne aucune joie, pourquoi devrait-on la conserver ? Je ne fais qu’un avec ma vie, je ne puis donc point la rejeter sans m’envoyer moi-même dans l’oubli. Le suicide, chose étrange : Pulsion de vie qui se retourne contre son sein,  serpent qui se mort la queue, âme qui s’inanime.

Mais mes pensées sont hypocrites et mon naturel lâche. Jamais je ne parviendrai à avoir le courage de me donner ma délivrance, je l’attendrai sagement, sans trop savoir ce qu’elle est. Mon attente sera longue, ennuyeuse et douloureuse,…  triste consolation : elle sera mienne.

 Christian Chatard, Corps à corps (détails)
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Mardi 15 avril 2008

Plus le temps passe,  et plus le temps passe… voilà une vérité  des plus banales, pour ne pas dire un cliché ! Comme chacune d’elles, bien souvent elles nous heurtent sans que l’on s’en émeuve, sans vraiment que l’on y prenne conscience. Cependant parfois, elles nous meurtrissent, nous accablent comme des vérités implacables, une sorte de loi à laquelle on ne saurait déroger.

Comme toutes les générations qui nous ont précédés, l’on redoute la mort et l’on craint l’oubli. Nous constatons, désespérés, la vanité de toute action humaine, en d’autre terme, l’absurdité de notre propre existence. Nous errons comme des zombies – mus par nos instincts et nos caprices, nos vérités supposées et nos principes opaques –, nous  nous jetons dans la vie et chérissons tacitement le souhait de mettre de côté ces réflexions dérangeantes : nous souhaitons oublier notre condition qui, si elle n’est pas misérable, demeure en tout point et sans doute à jamais incompréhensible.

Comme toutes les générations qui nous ont précédés, nous ignorons ce qui nous allons bien pouvoir apporter à l’humanité ainsi que la manière même selon laquelle l’on devrait vivre sa vie. Nous ne pouvons condamner toute réflexion éthique, même dans ce siècle qui croit avoir isolé un critère morale absolu du genre « si ça lui fait plaisir et que ça ne fait de mal à personne, ça ne regarde que lui ». Au contraire, tentons d’élaborer pour soi-même une ligne de principes pondérés et justes : Le Bien et le Mal ne sont pas relatif, et ceci malgré la croyance du vulgaire.

Par Antholan - Publié dans : Ecrits
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Mardi 15 avril 2008

Les pensées les plus folles me harcèlent, me consument,

Et voilà que j’oublie même mon amertume.

J’ai parcouru jadis tant de rêves insolents

Que je suis devenu un pantin indolent.

 

Souffreteux paradoxe, je jouis de mon calvaire :

Toutes les existences sont vanités précaires.

On naît et on s’élève, puis en fin on retombe.

Une simple apparition qui s’étiole dans sa tombe.

 

Le théâtre de la vie étend ses couleurs,

Et demeure, impassible, intact, devant les heures.

Fatal destin ! il ne me reste aucun choix.

…pauvre de moi, je n’ai même pas la foi.

 

Par Antholan - Publié dans : Ecrits
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Mardi 15 avril 2008

La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S'enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gaté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

Stéphane Mallarmée

Par Antholan - Publié dans : Littérature
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Mardi 15 avril 2008



Double impact


"Si tu dors et que tu rêves que tu dors, 
il faut que tu te réveilles deux fois pour te lever."


Par Antholan - Publié dans : Trip
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Samedi 12 avril 2008

Lan n'est plus faché, nous continuerons dès que ses articles seront revenus
En esperant ne pas trop patienter...

Par Antholan
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Vendredi 11 avril 2008

 

 Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient:

le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres,

l'Amour y compris.

 

Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler.

Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.

Seul l'Amour resta.

L' Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.

Quand l'île fut sur le point de sombrer,

l'Amour décida d'appeler à l'aide.

 

La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.

L' Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?"

 

"Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau.

Je n'ai pas de place pour toi."

 

L' Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi

dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide moi je t'en prie !"

 

"Je ne puis t'aider, Amour.

Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."

 

La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda,

"Tristesse, laisse moi venir avec toi.".

 

"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"

 

Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux

qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !

 

Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi."

C'était un vieillard qui avait parlé.

L' Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia

de demander son nom au vieillard.

Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.

 

 L' Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir :

 

"Qui m'a aidé?"

 "C'était le Temps" répondit le Savoir.

"Le Temps?" s'interrogea l'Amour.

"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé?"

 

Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit :

 

"C'est parce que seul le Temps est capable de comprendre

 

combien l'Amour est important dans la Vie."




Endless journey de Gilbert Williams

Par Antholan
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Vendredi 11 avril 2008
Voilà qui est d'un réalisme époustouflant!


Par Antholan
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Jeudi 10 avril 2008

La découverte d'un danger sans précédent: Des astronomes ont confirmé en mai 2007 une hypothèse formulée il y a déjà  quelques temps: Le rapprochement des galaxies d'Andromède et de notre Voie Lactée nous conduira inévitablement, dans quelques milliards d'année, à  une collision ou plutôt une fusion, qui n'est pas sans risque pour le système solaire ou pour notre planète.

Explication physique du rapprochement de ces deux galaxies: Alors que nous croyions être hors de danger grâce à  la dilatation de l'espace-temps, la dynamique des galaxies à  l'intérieur du groupe local se rattache malheureusement à  la physique newtonienne de l'attraction des corps massifs ce qui engendre bel et bien cet effet hautement nuisible du rapprochement entre ces deux galaxies.

La SSM va-t-elle sauver notre système planétaire? La SSM, société nouvellement créée, a donc pour objectif de rendre possible un voyage vers Andromède, idéalement le plus court possible, dans le but d'amorcer une charge explosive suffisamment puissante pour faire dévier de sa trajectoire la galaxie entière et épargner ainsi une collision qui pourrait être fatale à  plusieurs systèmes planétaires. Plusieurs facteurs rendent cette tâche très difficile, qui peut paraître impossible si l'on s'en réfère aux conceptions de la physique actuelle mais nous restons convaincus qu'il nous sera possible d'exploiter des lois physiques qui nous sont encore inconnues afin de mener à  bien notre mission.







Souce: Claude Picolier
Par Antholan - Publié dans : Société
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Jeudi 10 avril 2008



Simon and Garfunkel

Hello darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
'Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence

 

And in the naked light I saw
Ten thousand people maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
And no one dare
Disturb the sound of silence

 

"Fools" said I "You do not know
Silence like a cancer grow
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you"
But my words like silent raindrops fell
And echoed
In the wells of silence

 

And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said "The words of the prophets are written on subway walls
And tenement halls"
And whisper'd in the sounds of silence


Salut obscurité, ma vieille amie.
Je suis venu pour te parler à nouveau,
Parce qu'une vision avançant doucement,
A laissé ses graines alors que je dormais.
Et la vision qu'on a implanté dans mon cerveau,
Reste encore,
À l'intérieur du son du silence.

Dans des rêves agités, j'ai marché seul,
Sur des routes pavées étroites,
Sous le halo d'un lampadaire.
J'ai tourné mon col vers le froid et l'humidité,
Quand mes yeux ont été poignardés par le flash de la lumière d'un néon,
Qui a déchiré la nuit
Et touché le son du silence.

Et dans la lumière nue j'ai vu,
Dix mille personnes peut-être plus.
Des gens parlant sans rien dire,
Des gens entendant sans écouter,
Des gens écrivant des chansons que les voix ne "partagent" jamais.
Et personne n'ose,
Perturber le son du silence.

"Idiots" ai-je dit "Vous ne savez pas
Que le silence, tel un cancer, se propage,
Écoutez mes mots afin que je vous enseigne,
Attrapez mes bras que je pourrais vous tendre"
Mais mes mots, tels des gouttes de pluie silencieuses, tombèrent,
Et résonnèrent,
Dans les puits du silence.

Et les gens se courbèrent pour prier,
Vers le Dieu-néon qu'ils ont créés,
Et l'enseigne fit clignoter son avertissement,
Dans les mots que cela formait.
Et l'enseigne dit "Les mots d'un prophète sont écrits
Sur les murs du métro
Et les halls d'immeuble"
Et chuchota dans les sons du silence.


Par Antholan - Publié dans : Buveron le Mélomane
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Ave!

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