Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 09:11

L'art contemporain peut-il encore mériter le nom d'art? Voilà une question qui déchaîne les débats. Après vous avoir proposé "Art" de Yasmina Reza, voici un reportage de l'émissions "Mise au Point" de la Télévision Suisse Romande.

 

Qu'est-ce que l'art? Quelles sont ses limites? L'art contemporain, une escroquerie?

 

 

Par Antholan - Publié dans : Art
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 08:48
Cette vidéo est tirée de l'Emission "Tard pour Bar", une bonne émission culturelle helvétique!
N'hésitez pas à visiter le site te la Télévision Suisse Romande (www.tsr.ch), il  y a des miliers de vidéos disponibles; pour être exact 203'707!
Par Antholan - Publié dans : Trip
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 14:39

Souvent, on se méprend lorsqu’on aborde le thème de la mondialisation. Beaucoup semble la combattre sans se rendre compte qu’elle inévitable et pas foncièrement mauvaise. Avec des outils comme les nouveaux moyens de communication comme internet, la culture mondiale s’installe : échange de savoir, de technologies, d’art, de mode de vie… Le mouvement est en marche et il est inéluctable.

Ce qui est plus problématique, c’est le contenu du message ; et c’est, par ailleurs, sur cela que nous avons un pouvoir. L’idéologie actuelle promeut le mondialisme comme forme de mondialisation : on exporte les droits de l’homme, le capitalisme, la démocratie, la surconsommation et tout dans un seul paquet, comme s’il était l’ultime but de l’humanité.

 

Alors comment lutter ? La nation est-elle le seul rempart face au mondialisme ? Peut-on espérer une gouvernance mondiale plus juste ?

 

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 14:16

Effectivement, il est difficile et peut-être même illusoire d’attendre une réglementation internationale conforme à la justice sociale ; d’autant qu’actuellement, même si quelques pas sont faits dans le bon sens, ils ne le sont que pour préserver le système en place : les mesures n'ont été prises que pour rendormir le peuple, pour apaiser sa colère jusqu’à un niveau inoffensif ou gérable. Le problème réside également dans le fait que les autorités qui prennent ces décisions (FMI, ONU, UE) sont des élites coupées presque totalement du peuple et qu’elles sont, qui plus est, à la merci des lobbys, des pressions communautaires et des intérêts des puissants.

 Le problème est encore plus sournois: la politique au niveau national ne s’intéresse plus aux problèmes sociaux (niveau de vie, justice social, exploitation ouvrière) mais seulement à des questions sociétales : le mariage homosexuel, les minarets ou le voile, l’égalité homme-femme, l’écologie, l’avortement, la fessé… j’en passe et des meilleures ! Un symptôme flagrant de cet état de fait des plus nuisibles est que la masse arbore un avis tranché sur ces questions, alors qu’elle se désintéresse totalement des premières. Le peuple ne s'occupe pas du gros oeuvres, il s'épanouie en décorateur d'intérieur!

Les vraies questions, au contraire, se posent en termes marxistes : c’est le problème des exploiteurs et des exploités, et c’est de cette opposition que devrait s’occuper en priorité le politique ; car en effet, il n’y a que le politique qui puisse influencer ce débat (l’Etat est le seul outil disponible pour réduire les inégalités sociales). C’est pour cette raison que chaque citoyen devrait débattre, voter, s’engager dans sa vie et en politique (pas besoin d’être un élu). Parce que la réponse à nos problèmes n’est pas moins d’état, mais plus d’état (qu’il soit national ou international, pourvu qu’il soit juste).

Il est évident qu’il faut trouver une manière de gérer notre société qui soit plus équitable, plus juste et plus humaine, que ce soit au niveau des sociales (entreprises) ou sociétal  ; et nous devons tout faire pour favoriser l’apparition de ce nouvel idéal. Mais, justement, que pouvons nous faire si ce n’est voter ou s’engager dans la vie de tous les jours (dans le cas social, en créant une entreprise soumises à des critères éthiques strictes ou en refusant de travailler pour des entreprises méprisables)?

Cette solution est un peu naïve, je l’admets, car elle ne prend pas en compte le fait que le salarié n’a en principe pas le choix et qu’il est souvent contraint d’accepter un boulot minable pour un salaire misérable. (Notons au passage que la croissance démographique, les naissances ou l’immigration, contribue à accentuer ce phénomène en maintenant le pouvoir des employeurs sur les employés.) Mais ici encore, seul l’Etat, l’action politique, peut venir jouer l’arbitre.

 

Alors que le peuple se réveille! Qu'il vote! qu'il se mobilise! Le système en place remercie  l'"apolitisation" du citoyen, même s'il prétend le déplorer. Nous sommes en démocratie, nous avons le pouvoir de décapiter l'élite quasi-monarchique sans verser une seule goutte de sang, mais qu'attendons-nous?

 

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 19:49

J'ai hésité à vous proposer cette vidéo et c'est pour cela que j'ai décidé de le faire.

 

Cette vidéo a été retirée de Youtube, Dailymotion et Facebook.

 

Parce que le buveron aime les débats!
Par Antholan - Publié dans : Société
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 18:34

Votre avis intéresse le Buveron.

Par Antholan
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 02:32

Allons, remettons un peu d'humour afin d'apaiser l'orage des violentes diatribes précedentes.

 Voici une explication de texte de Candide assez surprenante.

 

 

 

Par Antholan - Publié dans : Trip
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 18:47

J'ai tenté, par la présente nouvelle, de faire remonter à la surface la richesse du vocabulaire français.

 

Bruno devenait misanthrope. Il ne l’avait pas remarqué tout d’abord, mais il s’avérait qu’au moindre contact avec ses congénères, il se sentait courroucé, éreinté. Qu’ils se fussent lancés dans de vaines arguties sur des prédictions météorologiques ou dans d’inféconde diatribe sur la politique,   chacun de leur propos provoquaient l’algarade. Tout cela pour lui était inepte ; les propos, au fil des jours différaient à chaque fois, erratique et sans profondeur. Chaque entrevue était une lutte, ou Bruno se sentait saisit par d’atroces spasmes de dégout.  « Plutôt le knout ! », pensait-il à part lui-même.  A force d’ânonner sur quantités de choses dépassant leurs compétences, ses prochains se voyaient fatalement contraint à la palinodie. Ainsi, rien ne se tenait, rien n’avait de sens et le monde continuait néanmoins à tourner dans son insipide régularité. Il avait pourtant essayé, et bien des fois s’était heurté à l’incompréhension de la foule. C’était comme si, dépassant le carcan des peccadilles introductives, l’homme se voyait privé de sa faconde. Il péclote, sue d’ahan et sombre ainsi toujours dans la plus lamentable des logomachies.

Déçu, recru de ses multiples tentatives pour parvenir à nouer de véritables liens, il avait finit par invoquer  de grotesques stratagèmes pour éviter de prononcer le moindre mot. A ses collègues de travail, qui le regardait à présent d’un œil plus que suspect, il prétendait l’extinction de voix. Ses rares amis même, n’avait subitement plus eut aucune nouvelle de lui.  Parler lui était devenu une véritable corvée. Il s’était donc peu à peu et par un processus d’auto-défense rendu volontairement aphasique.

Alors, la nuit venue, c’était un soulagement pour Bruno  de se réfugier chez lui, la porte soigneusement fermée à double tour, tel un cénobite en sa thébaïde. Seul, il savait apprécier la compagnie des morts ; les écrivains qui peuplaient ces longues heures de solitude étaient sa seule forme de grégarisme. Avec eux, la vie redémarrait : Bruno se sentait fort et supérieur, l’humeur morose laissait place à la plus vive alacrité. Il lisait Bloy, Cioran, Schopenhauer et surtout Nietzsche en qui il sentait son pendant. Ses lectures, loin de le réorienter sur un chemin plus heureux, finissaient de compléter les prémisses de sa pensée. Et il jubilait à chaque fois qu’un de ses auteurs concordait avec ses réflexions et plus encore lorsque cette réflexion était approfondie. Soir après soir, une haine capiteuse envers l’homme fomentait en Bruno. Il se déclarait bientôt inapte à la société.

 La situation se compliquait. On avait même finit par le renvoyer de son travail. Son patron l’avait convoqué un matin au bureau pour lui demander des explications quant à son attitude devenant décidemment trop lugubre.  Mais devant ce vieux râblé à la mine chafouine prononçant son sempiternel laïus, il s’était contenté de tripoter le sablier qui était devant son nez. Voyant l’aréflexie totale de l’employé, le patron prononça l’ukase. Bruno ne broncha point. Il jeta une dernière fois un regard sur la matité répugnante de l’endroit en se demandant comment il avait pu y rester plus d’un an. Et ce fut sans déplaisir qu’il quitta son job d’opérateur téléphonique qui l’avait tant usé et aigri.

Pire encore, il comprit alors qu’il perdait même sa faculté d’écoute. Non pas qu’il n’entendait plus, mais tous les mots qui parvenaient à ses tympans mourraient dans son esprit. Autour de lui, une absence l’emmurait. Déjà les gens dans la rue le considéraient avec stupeur. Il est vrai que son apparence s’était dégradée. Il marchait, égrotant, se faufilant dans la cohorte comme un rat parmi les détritus.  Mais à présent, il évitait le plus possible le contact du dehors, chez les hommes. Toutes ces commandes visant à satisfaire ses besoins primaires passaient par internet, ce qui lui évitait tout contact  superflu.  C’était bien la seule fois ou il pût bénir l’inventivité humaine.

 Mais à la lueur vespérale, il se sentait parfois pris par  un désir sexuel d’une rare intensité. Frisant le priapisme, il s’infligeait alors la douloureuse besogne de se rendre au lupanar le plus proche afin d’y apaiser sa verge.  Son besoin de lutiner s’exacerbait à mesure que son isolement s’intensifiait. Cruel paradoxe qui le condamnait à errer des heures dans la cage d’escalier de son HLM sans pouvoir se décider à rester ou à partir.

 Les locataires de l’immeuble, voyant les interlopes va-et viens de Bruno crurent judicieux d’appeler la police. C’est ainsi qu’un jour, forçant sa porte, les policiers retrouvèrent le misanthrope accroupi par terre, les yeux rouges sang, dans sa mansarde parmi une kyrielle de livres et de mégots éparpillés. Il ne parlait plus, il n’entendait plus, il ne voyait plus mais dans un sursaut de lucidité il avait encore eu le temps d’écrire ceci :

Je me suis senti glissé dans un abîme de silence dont la haine envers la condition de vie de l’homme en a été le point de chute. Je me suis laissé exalter par le monde magique et sibyllin de la vérité. J’y ai plongé trop loin mon ipséité, je ne puis à présent revenir en arrière. J’ai embrassé le cheval de Turin et j’ai pleuré.

 

Par Antholan - Publié dans : Ecrits
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 15:40

Maurice_Maeterlinck.jpg Il n'est que trop vrai que les pensées que nous avons donnent une forme arbitraire aux mouvements invisibles des royaumes intérieurs. Il y a ainsi mille et mille certitudes qui sont les reines voilées qui nous guident à travers l'existence et dont nous ne parvenons pas à parler. Dès que nous exprimons quelque chose, nous le diminuons étrangement. Nous croyons avoir plongé jusqu'au fond des abîmes et quand nous remontons à la surface, la goutte d'eau qui scintille au bout de nos doigts pâles ne ressemble plus à la mer d'où elle sort. Nous croyons avoir découvert une grotte aux trésors merveilleux ; et quand nous revenons au jour, nous n'avons emporté que des pierreries fausses et des morceaux de verre ; et cependant le trésor brille invariablement dans les ténèbres. (...)

 

 

Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck (1862-1949), "La Morale mystique" in Le Trésor des Humbles.
Par Antholan - Publié dans : Littérature
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 16:17

 

 

 

Noam Chomsky ,l'un des derniers intellectuels influent de notre époque.

 

 

 

Les conférences données en 1970 par Noam Chomsky sur "le gouvernement dans l'avenir" ont été publiées dans son intégralité. Chomsky s’interrogeait alors sur la possibilité de modifier la société face à ce qu’il a appelé "la barbarie contemporaine".

 

Je vous livre ici son avant-propos en soulignant quelques passages essentiels

 

Pour terminer, permettez-moi de considérer les troisième et quatrième points de référence que j’ai mentionné au début : le bolchevisme - ou socialisme d’État - et le capitalisme d’État. Comme j’ai voulu le suggérer, ils ont des points communs et, par certains aspects très intéressants, ils diffèrent de l’idéal libéral classique et de son évolution ultérieure jusqu’à sa transformation en socialisme libertaire. Étant donné que je m’occupe de notre société, permettez-moi de faire quelques observations, assez élémentaires, au sujet du rôle de l’État, de son évolution probable et des suppositions idéologiques qui accompagnent ces phénomènes et, parfois, les dissimulent.

Pour commencer, nous pouvons distinguer deux systèmes de pouvoir : le politique et l’économique.

Le premier est constitué, en principe, par des représentants que le peuple élit pour qu’ils décident de la politique publique ; le second, en principe également, est un système de pouvoirs privés - un système d’empires privés - qui échappent au contrôle du peuple, excepté dans leurs aspects lointains et indirects dans lesquels même une noblesse féodale ou une dictature totalitaire doivent répondre à la volonté populaire.
Cette organisation de la société a diverses conséquences immédiates. La première est que, d’une manière très subtile, elle pousse une grande partie de la population, soumise à des décisions arbitraires venant d’en haut, à accepter l’autoritarisme. Et, à mon avis, cela a une effet très profond sur le caractère général de notre culture, qui se manifeste dans la croyance qu’il faut obéir aux ordres arbitraires et se plier aux décisions de l’autorité. Et, à mon avis également, un des faits les plus remarquables et passionnants de ces dernières années a été l’apparition de mouvements de jeunesse qui s’opposent à ces règles de conduite autoritaire et commencent même à les lézarder.

La seconde conséquence importante de cette organisation de la société est que le champ d’application des décisions soumises, en théorie du moins, au contrôle démocratique populaire est très réduit. Par exemple, en principe, en sont légalement exclues les institutions fondamentales de toute société industrielle évoluée, c’est-à-dire, les systèmes commercial, industriel et financier dans leur totalité.

Et la troisième conséquence importante est que, même au sein du domaine réduit des questions qui font, en principe, l’objet de décisions prises démocratiquement, les centres privés de pouvoir peuvent exercer, comme nous le savons bien, une influence démesurée en utilisant des méthodes aussi évidentes que le contrôle des moyens de communication ou des organisations politiques, ou, d’une manière plus simple et directe, par le simple fait que, habituellement, les personnalités les plus fortes du système parlementaire en viennent. L’étude récemment menée par Richard Barnet au sujet des quatre cents personnes qui ont décidé des politiques du système national de sécurité des États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale démontre que la majeure partie d’entre elles "viennent des bureaux des hauts dirigeants ou des cabinets d’avocats situés dans quinze bâtiments - si proches les uns des autres que ces personnes auraient pu s’appeler en criant - répartis entre New York, Washington, Detroit, Chicago et Boston". Et toutes les autres études à ce sujet arrivent aux mêmes conclusions.

En résumé, dans le meilleur des cas, le système démocratique jouit d’un domaine d’action très réduit dans la démocratie capitaliste, et dans ce domaine si réduit, son fonctionnement se voit même terriblement gêné par les concentrations de pouvoir privé et par les modes de penser autoritaires et passifs que poussent à adopter les institutions autocratiques, comme les industries. Bien que ce soit un truisme, il faut souligner constamment que le capitalisme et la démocratie sont, en dernier ressort, incompatibles.

Je crois qu’une étude minutieuse de la question renforcera encore davantage cette conclusion. Tant dans le système politique que dans le système industriel, on observe des processus de centralisation du contrôle. Pour ce qui est du système politique, dans tous les régimes parlementaires, et le nôtre n’y fait pas exception, le rôle des chambres dans la prise des décisions politiques a diminué depuis la Seconde Guerre mondiale. En d’autres termes, l’importance du pouvoir exécutif a augmenté parallèlement à celle des fonctions de planification de l’État. Il y a quelques années, le Comité des Forces armées de la Chambre des Représentants a décrit le rôle du Parlement des États-Unis comme celui d’un "oncle parfois grognon, bien que dans le fond gentil, qui se plaint tout en tirant furieusement sur sa pipe, mais qui, pour finir, comme tout le monde l’attendait, cédera (...) et donnera l’argent qu’on lui demande".

Une étude attentive des décisions civiles et militaires prises depuis la Seconde Guerre mondiale montre que cette description est, fondamentalement, correcte.

Il y a vingt ans, le sénateur Vandenberg a exprimé sa préoccupation devant la possibilité que le président des États-Unis puisse devenir "le principal seigneur de la guerre du monde". C’est déjà le cas, comme le montre la décision de lancer l’escalade militaire au Vietnam, prise en février 1965 et qui faisait cyniquement fi de la volonté exprimée par l’électorat. Cet incident fait apparaître en toute clarté le rôle du peuple dans la prise de décisions relatives à la guerre et la paix, ainsi qu’aux grandes lignes de la politique générale ; il met aussi en évidence l’insignifiance de la politique électorale au moment de la prise de décisions de politique nationale.

Noam Chomsky

Par Antholan - Publié dans : Société
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 04:34

Voici une petite expérience scientifique sympathique à laquelle j'ai été soumis, comme elle est libre et assez intéressante, je vous la soumet à mon tour.

Je vais vous envoyer vers un film qui est en ligne. Ce film montre deux groupes de trois personnes qui se font des passes de basket. D'une part il y a trois personnes habillées de blanc, d'autre part trois personnes habillées de noir. Chaque groupe a un ballon de basket et ne l'échange pas avec l'autre groupe. Ces personnes sont mélangées et bougent beaucoup en se faisant les passes.

La consigne est, pendant la demi-minute du film, de compter le nombre de passes ou de rebonds du ballon du groupe des blancs :
- une passe directe d'un blanc à un autre blanc compte pour un ;
- un rebond sur le sol du ballon sans passe compte pour un ;
- une passe d'un blanc à un autre blanc avec rebond sur le sol compte pour un.

 

Donner vos commentaires!

 

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 03:54

Réponse à l’article précédent.

Faut-il donc nous contenter d’attendre et d’espérer que des mesures soit prises, qu’un organisme international qui défendrait les intérêts de chacun voie le jour ? Prier pour que l’ONU devienne utile et implorer le FMI de se soucier vraiment de l’intérêt des pauvres ?  Autant réveiller les consciences pour leur dire de se rendormir ! Comme tu l’as si bien explicité dans un autre article, le capitalisme est un système vicié, qui se dévore de l'intérieur: « il contient le germe de son autodestruction ». D’où la vanité des réformes puisqu’elles ne pourront jamais solidifier les fondements d’un système pas plus solide qu’un château de sable.  Mais il est vrai que, soumis à la concurrence des marchés, des boites tels que Philip Morris, pour donner un exemple concret, peuvent sans vergogne corrompre les gouvernements et passer aux dessus des lois. C’est pour cela que notre action ne doit pas se borner au refus à l’échelle national. Elle doit se soulever contre ce nouvel état de nature économique instauré par les transnationales grâce à la globalisation. Je ne me positionne pas fondamentalement contre l’état tant que celui se préoccupe du peuple et non pas de cirer les bottes à ces vermines de PDG. Mais tant que la donne ne sera pas rétablie, je me refuserai à lui accorder crédit.

Nous parlions aussi des banques .Et bien que les banques aient remboursé leurs dettes, cela n’explique pas pourquoi le pouvoir d’achat de la population ne raugmente pas ni le chômage ne redescend. En effet, à quoi bon les renflouer si les gens n’ont plus de quoi épargner. L’inverse eut été plus judicieux afin de redémarrer une économie viable.  Et encore une fois, pensez que bien des traders et autres actionnaires se sont en toute légalité enrichis de par la crise sans rien avoir produit de tangible.

Poursuivons avec l’anarchie. Il circule sous ce mot bien des pensées négatives (tout comme le mot socialisme aux Etats-Unis renvoie pour beaucoup au totalitarisme.) Signe que le martelage des consciences fonctionne plutôt bien dans le pays de la liberté. Il existe cependant des entreprises fonctionnant sur des principes anarcho-syndicalistes. Ces principes, loin de prôner la chienlit, permettent à tous les employés de participer également au profit de celle-ci. Leurs salaires diffèrent de manière équitable en fonction de l’importance de leur fonction et de plus,  les bénéfices dus à la synergie de leurs efforts en communs sont partagés de manière égale, assurant ainsi à tous une vie plus que décente. En somme, la hiérarchie reste mais n’est plus synonyme de supériorité-infériorité. Un patron oui ! Mais un maitre non.  Bien sûr, pour le moment, nous n’en nous sommes pas encore là.

Il y a également cette volonté que je retrouve partout de vouloir réfréner les ardeurs des gens qui ont le culot de se mettre en colère. Ce n’est décidemment pas ce que le consentement tacite ambiant exige, ça en devient presque dérangeant. La recette d’un peuple idéal se profile un peu comme ça : Il faut les noyer dans la masse de l’information, leur donner des désirs, des divertissements pour qu’ils n’aient plus le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu’ils sont incapables de provoquer des changements. Il faut les convaincre que la révolte entraine toujours le pire. Il faut les faire voter de temps à autre ; leur donner l’illusion de pouvoir décider. L’illusion nécessaire de leur liberté. Une liberté sous domination qui consiste à nous laissé faire tout ce que nous permet la longueur de la corde. La grande réussite du lavage de cerveau dans les démocraties libérales, c’est d’obtenir sans violence ce que les états totalitaires obtiennent à coups de bâtons. Fou, non ?

Tu sais bien le pendu que tout ça n’est pour l’instant qu’un débat d’idée. Je suis prêt à entendre toutes les objections  mais si je dois concrétiser mes pensées en actes, je ne veux pas le faire à moitié. C’est pour cela que je te demande de m’expliquer en quoi consisterait notre mode de vie dans la pratique quotidienne d’un juste milieu.

Pour finir, je tiens à te dire que je suis content de l’avancée du débat et je me permets une dernière remarque : Dans ce monde ou la connerie de l’homme n’a plus de limite, le juste milieu ne se situe plus dans une attitude pondérée mais dans la révolte.

Jésus même a connu la juste colère en chassant les marchands du temple et pourtant tu sais que c'est plutôt le genre de type à tendre l'autre joue!  :)

Par Antholan - Publié dans : Société
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 23:16

Réponse à la "réponse à la marginalisation éthique", qui se veut, elle aussi, lapidaire.

 

Notons en premier lieu une erreur factuelle : pour ce qui est de la Suisse en tout cas, tout l’argent prêté par l’Etat à été remboursé, et avec intérêt (les banquiers avaient tout intérêt à la faire, c’était en fait une opération marketing).

Pour ce qui est des grandes entreprises, il est vrai que certaines négocient le montant de leur impôt et menace de déménager leur siège (tel Nestlé si l’on plafonnait légalement les salaires des managers). Il faut bien comprendre que l’Etat n’y peu rien, car le problème est internationale. Seul une réglementation globale peut espérer réduire ce genre d’injustice ; et c’est d’ailleurs ce qu’on voit poindre actuellement, même si ça n’avance pas aussi vite qu’on pourrait l’espérer.

Dans l’argument qui nous occupe, le comportement de ces voyous et sensé justifier une réciprocité dans le comportement social du citoyen (ou du « ménage » !) pour, en quelque sorte, récupéré ce qu’il aurait collecté en trop.

Moi, je n’ai jamais collecté, je n’ai jamais travaillé assez pour être considérer comme une force productive. Jusqu’à présent, l’Etat m’a donné beaucoup plus que ce je lui ai rendu : je ne lui suis pas profitable.

Quelle devrait donc être mon attitude face à l’Etat ? Devrais-je encore profiter de lui sous prétexte que certains ne payent pas tout ce qu’ils devraient ?

Encore une fois, je souhaite démarquer mon propos de toute forme d’anarchisme. La réforme est nécessaire, non la destruction. Je crois que chacun, de part ses talents, ses capacités, ses envies, son travail, doit contribuer au bien être de la société ; et cela signifie également payer des impôts. Travailler au noir ne résout pas le problème, il l’empire, en ce qu’il diminue le contrôle de l’Etat. En matière économique et financière, le pouvoir de l’Etat doit être accru amenant ainsi justice et transparence. Tout pas dans une autre direction est, à mon avis, une erreur.

 

Certes ce cadre semble contraignant, mais il est le seul à être juste. Cela ne signifie pas qu’il faille travailler comme un boeuf, accumuler comme un banquier et se soumettre comme un caniche. Comme le disait Aristote – pas dans ces termes je vous l’accorde –, la vérité (éthique) c’est une question de juste milieu.

Par Antholan - Publié dans : Société
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