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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 14:37

Lorsque Simon entra dans le troquet, il constata, non sans aigreur, que toutes les tables étaient prises. Dehors, l’orage ne faiblissait pas et semblait devoir durer pour toujours. Pas d’échappatoire, il allait devoir subir la promiscuité de ces étrangers…

Mais où s’asseoir ?

L’endroit était bondé et tout le monde parlait. Les voix se faisaient si fortes qu’il se sentait mal à l’aise et fébrile, incapable de choisir vers quels êtres il allait s’échouer…

Mais où s’asseoir ?

 

Cependant l'orage devenant de plus en plus menaçant. Il se rendit à l'évidence : ce monde qui l'entourait, l'ettoufait petit à petit, était son seul refuge ; il pensa à Sartre et se dit " C'est absurde" .
Il sentit soudain une main se poser sur son épaule gauche, en se retournant il ne vit rien, puis quand il plongea son regard un peu plus bas, Il vit une petite fille le scruter du regard ...

(Lamyaà Achary)

 

Gêné par les yeux trop grands et trop bleus de la petite fille, Simon se détourna. Rapidement. Il s'assit à une table, en face de la fenêtre. Près de lui, un couple s'embrassait, langoureusement. Des mains effleurant des cuisses, des dents mordants des lèvres, un souffle léger sur la joue. comme un soupir. Dehors, les rues étaient désertes.

(Haridelle)

 

Il ne savait quelle attitude prendre, sans doute se croyait-il observé. Son expression alternait sans cesse entre celle de l’habitué du café et celle de l’homme égaré. Dans sa tête se livrait un combat entre l’être et le paraître. Cependant il cessa bientôt son égotisme, le couple d’en face accaparait à présent toutes ses pensées. "Voilà ma cible" pensa-t-il. Longanime, devant les amants, il se mît à rêvasser, il ne se souvenait plus de la dernière fois ou il avait désiré un autre être… (De la Vega)

L'amour, le désir. Non, il ne pouvait se souvenir. Peut-être, il y a longtemps, une fois, cette chaleur, quelque part. Mais ce n'était qu'une illusion. Aujourd'hui, il ne restait que le dégoût. Le dégoût de la chair brûlante, des haletements, des cris, de la sueur, des mots doux, des supplications, de la douceur des lèvres parcourant son corps...Non. Du dégoût.
Ils s'embrassaient. Encore et encore devant ses yeux. Et le dégoût se mêla à la haine. Doucement. Comme à chaque fois. (Haridelle)

 

Ecrivez la suite du récit dans un commentaire; juste quelques lignes, les suivants les compléterons.

Par Antholan - Publié dans : Ecrits
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Commentaires

Elle lui souriait, un sourire d'enfant qui à envie de parler, sans trop savoir pourquoi, il descendit jusqu'à elle. La seule chose de propre dans ce monde, ce sont les enfants, pensait-il souvent, et il aimait leurs paroles de pure poésie, la petite fille ne déçut pas son attente, on aurait pu croire qu'elle était postée à ce même endroit de puis des années, sans jamais vieillir, pour l'attendre, lui: "C'est grave, la mort?" fit-elle, sans cesser de sourire. Il ne prit pas de temps pour réfléchir: "non, c'est normal.." cela lui paraissait logique et la petite parut soulagée, "Alors on est grand et après on est petit, c'est ça?" "oui, répondit-il, plus troublé qu'il ne l'aurait voulu "et quand tu es grande, et que tes parents sont petits, tu dois t'occuper d'eux, leur donner à manger, aller travailler, tout ça.." la fillette avait l'air ravie de sa réponse, lui n'était pas trop fier de son mensonge, mais après tout, était-ce un mensonge?
Commentaire n°1 posté par jipe le 05/10/2011 à 20h23
L'amour, le désir. Non, il ne pouvait se souvenir. Peut-être, il y a longtemps, une fois, cette chaleur, quelque part. Mais ce n'était qu'une illusion. Aujourd'hui, il ne restait que le dégoût. Le dégoût de la chair brûlante, des haletements, des cris, de la sueur, des mots doux, des supplications, de la douceur des lèvres parcourant son corps...Non. Du dégoût.

Ils s'embrassaient. Encore et encore devant ses yeux. Et le dégoût se mêla à la haine. Doucement. Comme à chaque fois.
Commentaire n°2 posté par haridelle le 17/07/2010 à 17h52
Gêné par les yeux trop grands et trop bleus de la petite fille, Simon se détourna. Rapidement. Il s'assit à une table, en face de la fenêtre. Près de lui, un couple s'embrassait, langoureusement. Des mains effleurant des cuisses, des dents mordants des lèvres, un souffle léger sur la joue. comme un soupir. Dehors, les rues étaient désertes.
Commentaire n°3 posté par haridelle le 15/07/2010 à 22h32
Cependant ... l'orage devenant de plus en menaçant ,il se rendit compte à l'evidence ,ce monde qui l'entourait l'ettoufait petit à petit était son seul refuge ,il pensa à Sartre et se dit " C'est absurde" .
Blême devant cet unique echapatoir ,il sentit soudain une main se poser sur son épaule gauche ,en se retourtant pour aprecevoir son interlocuteur il ne vit rien ,puis quand il plongea son regard un peu plus bas ,Il vit une petite fille le scruter du regard ...
Commentaire n°4 posté par Lamyaà Achary le 15/07/2010 à 22h04
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