Dimanche 31 octobre 2010
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L'esprit occidental est affecté par un grave trouble; "la normose". Ce positivisme, ce cartésianisme pourri qui sévit depuis maintenant trop longtemps annihile la
dimension spirituelle et mystique pourtant essentielle à l'homme. Car à force de réclamer une explication causale à tout ce qui nous arrive et de fustiger tout ce
qui semble selon cette conception comme "anormale" la raison technicienne nous accule à la négation du sujet, à la négation de cette quête d'absolu inhérente à l'homme. Vous cherchez les penseurs
? Libérez les fous de leurs asiles et enfermez-vous--y.
La science est ancrée dans un processus évolutif mais tout aussi paradoxal que ça puisse être, se rit de ce qu'elle ne peut envisager. Pensez-vous que beaucoup
de scientifique ou même d'occidentaux de manière plus globale accorde beaucoup de crédits aux autres formes de savoir telles que le shamanisme pour donner un
exemple ? Ces farfelus au discours aussi incohérent qu'aberrant !
Un des vices de la mondialisation nous amène à se croire affranchis du carcan ethnocentriste alors que nous sommes encore en plein dedans. L'ouverture aux autres cultures s'étant
développée dans un but purement marchand, unilatéral et sous un rapport de dominants dominés. Et parce que notre culture ne connait point l'humilité, elle se permet d'imposer au monde ses
idéaux et ne retire au final rien d'autre que sa décevante hégémonie
La science est une méthodologie pour parvenir à la connaissance certes, mais n'est pas la seule. Nous diabolisons le reste car nous
diabolisons l'inconnu. L'inconnu se retrouve chez les poètes, chez les shamans, les anachorètes et autres sorciers vaudou. Au mieux, regardons-nous ça comme quelques curiosités ésotériques. Et si
le new age est bancal à cause de son pique-nique religieux et ses dérives sectaires, il vaut peut-être mieux que ce rationnalisme exacerbé qui astreint l'esprit et le vide de son essence
mystique. C'est l'ame humaine contrite dans son insignifiance, pantins mécaniques garantis 70 ans !
Voilà donc pour moi ce que signifie l'adage "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" La science désacralise et se targue de nous avoir sorti de l'obscurantisme moyenâgeux. Quelle
suffisance ! Notre nuit à nous est sans doute bien plus opaque quand on voit ce que les connaissances techniques nous ont apportées. A l'ère du numérique, que sommes nous à part des numéros ?
Dans cette apogée du consummérisme que sommes nous à part des capitaux ?
En voyant cela, je suis intimement convaincu que quelquepart, il nous manque un savoir...
Par Antholan
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Publié dans : Société
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j'ai eu la chance et le malheur de démarrer une Kundalini à 20 ans. j'en connais les effets. Cordialement. je vous mets en lien bien sûr !
- La critique du dogme scientifique est très bien menée par Nietzsche. Au crépuscule des idoles, on les remplace par une exigence scientifique sacralisé. Tout doit être scientifique pour être valable, avec pour seul critère la vérité scientifique. On en voit la triste illustration avec la foule de statistiques dont on nous abreuve, et auxquelles on fait dire tout et son contraire.
C'est tellement mal comprendre le message même de la science... qui se construit bien davantage sur une démarche de doute radical.
- La science nous place devant le mystère profond du monde, au même titre que d'autres approches, artistiques, poétiques. Voir par exemple ton post sur l'ensemble de Mandelbrot. On pourrait citer plein d'autres aspects troublants, qui se dessinent derrière la représentation scientifique du monde, non pas prise comme instrument de pouvoir et de domination, mais comprise comme une démarche interrogative, profondément humaine.
Oui c'est vrai, on a quand même bien dénaturé Descartes le mystique, on en a gardé que se qui nous arrangeait... mais que veux-tu ? L'usage c'est l'usage ! pour utiliser un vulgaire truisme. L'emploi du mot cartésianisme dans ma démarche reste tout à fait valable bien que tu aies raison de défendre sa pensée certes rationnelle, mais qui tendait avant tout à démontrer l'existence de dieu...
(Sa théorie sur la glande pinéale est aussi un bon exemple)
Ps: veuillez excuser le manque de cohérence du précédent texte écrit péniblement après un samedi soir bien trop arrosé...
Tout ça pour dire qu’il n’y a, je pense, nul besoin d’aller chercher loin pour trouver quelque chose qu’on trouve ici. On peut le faire mais la société occidentale n’est pas rationnelle par définition, au contraire puisqu’elle est fondée sur des principes judéo-chrétiens qui n’ont absolument rien de scientifique et qui, dans le fond, se rapprochent assez d’autres formes de mysticisme. Cependant le problème de fond demeure, à savoir que même ces religions qui nous sont propres ont été complètement balayées par ce nouvel ordre scientifico-capitaliste (saupoudré de démocratie) dont, en ce qui me concerne, j’ai bien du mal à comprendre la mécanique et les fondements. Pour conclure, je suis intimement convaincue que l’on est en train de perdre un savoir (qui est ici, ailleurs, peu importe) et c’est fort triste.
Tu as tout à fait raison Dahu, je ne l'avais cependant pas oublié. L'absence de nuances entretient toujours mieux la polémique et encourage au débat. Et preuve en est, tu y ajoutes ton grain de sel !
Cependant je parle de nuances car bien que nous soyons encore soumis aux dogmes judéo-chrétiens, je ne peux les considérer aujourd'hui que comme des vestiges d'une ère qui a fait son temps. La science reste notre première religion si j'ose dire. Silmaril nous disait que bon nombre de scientifique ont su garder une part de mysticisme, de foi (peu-importe comment on appelle cela). Bien sûr, je ne le contredirai pas et loin de moi l'idée de dénigrer cette connaissance. L'erreur étant peut-être d'avoir fait de ce savoir technique un moyen pour assouvir l'hégémonie du libéralisme plutôt que de le considérer comme une fin en soi. Mais le commun des mortels ne sont pas les scientifiques, la majorité subit le progrès technique plus qu'il ne le comprend. Au final, c'est comme tenter de comprendre Dieu, on reste pantois et admiratif devant toutes ces choses qui nous dépassent. C'est sûr, ça pousse au respect le nouvel I pad, la nanotechnologie et l'infinie kyrielle de possibilités qu'offre ce savoir; bon gré, mal gré. On touche au divin finalement tant la technique nous est absconse. Les voies de la science sont impénétrables!
Je m'égare... Oui, il ne faut pas oublier néanmoins que science et religion se sont livrées au travers des siècles à un combat sanglant afin de préserver le monopole du savoir. La cohabitation n'a jamais été très aisée et encore a ce jour -pour prendre un exemple flagrant- le créationniste dénigre l'évolutionniste et vice-versa. Mais à ce jour, nous pouvons dire qu'à part quelques résidus minoritaires, la science a pris le pas sur nos esprits pour les fouler aux pieds en nous automatisant aussi bien voir mieux parfois que ses propres inventions.
Pff... Changeons de sujet voulez-vous? Enfin... Pas complètement... Nous parlions d'un savoir qui nous échappe et dahu a justement remarqué qu'il n'était pas nécessaire d'aller chercher à perpète pour combler notre manque de spiritualité mais encore une fois sous réserve de nuances puisque le sentiment religieux en occident se meut à présent péniblement... Pour le velléitaire de l'absolu que je crois être, le shamanisme m'apparait beaucoup moins dogmatique que nos religions monothéistes car à en croire les shamans, leur cheminement pour accéder à la connaissance ne s'interromps jamais. S'ils accèdent à des degrés plus élevés dans cette quête mystique, rien ne les assurent qu'ils ne fassent pas fausse route. Ainsi, le doute (que je considère comme essentiel à cette quête d'absolu) reste ancrée au cœur même de leur démarche. Le curé lui devra à l'inverse partir avec un bagage restrictif et partial, la bible et ses dogmes ne laissent en effet guère de place à l'imaginaire...
Avantage peut-être sur ce point à la culture orale qui au lieu de sceller à jamais des commandements pour demain, laisse à l'individu l'autonomie nécessaire pour vouloir regarder plus loin.
Et quel mal y a-t-il à vouloir rechercher une cause à l'effet? Cela n'amène-t-il pas, au moins, l'homme à réfléchir, à penser, à se penser? Que serait ta simple vie d'homme sans cette conscience mise en mot par Descartes ? N'y aurait-il pas un vide éternel en ton cœur?
Alors certes, la science pré-industrielle est ancrée dans une réalité. N'est-ce pas non plus là son objectif? Décortiquer le monde pour le comprendre? Ne sommes-nous pas mieux maintenant en ayant conscience que la Terre n'est pas le centre de l'Univers? D'autant que la science actuelle, celle qui se veut nouvelle, ne dénature pas du tout cet aspect mystique du monde dont tu parles. Il y a même des scientifiques ("cartésiens" au plus profond d'eux-mêmes) qui n'ont comme conclusion que l'existence de Dieu.
Et je ne crois pas que la Science elle-même se targue d'être l'Unique voie de la vérité et de la connaissance. Elle se propose comme réelle, fondée, et surtout "mathématisée", ce que ne l'est pas le shamanisme. Doit-on critiquer alors les mathématiques comme fondement de la connaissance? Non. Comme je ne crois pas qu'il soit possible de critiquer le shamanisme d'une quelconque façon.
Et d'ailleurs, qu'est-ce que connaître alors?
Et l'Inconnu, est-il réellement diabolisé? Depuis des millénaires des peuples usent de plantes pour s'élever, ou peut-être régresser, qui sait. C'est un fait du monde: est-ce qu'un fait peut-être diabolisé? Oui, peut-être, mais qui a le droit? L'avis d'une société occidentale? Qu'est-elle pour le prononcer, ce droit? Rien, ce qui rend caduque le simple fait de dire que l'Inconnu est diabolisé puisque ceux qui diabolisent n'ont aucune autorité pour le faire. D'ailleurs, personne ne l'a.
Et certes la Science nous apporte des techniques meilleures, mais je ne crois pas qu'Elle le veuille directement; la technique n'est que le produit indirect d'une Science tournée vers les fondements de l'Univers. Derrière ton ordinateur, il y a un homme qui cherche à comprendre ce qu'il s'est passé 0,000001 seconde après le Big Bang, si Big Bang il y a eu, et cela, je le crois, est fondamental pour l'Homme.
Au fond, la Science mêlée à des raisons amènent une évolution vers le haut pour l'humanité; n'est-on pas mieux maintenant avec nos connaissances qu'au Moyen-Âge ? N'est-on pas mieux maintenant qu'au balbutiement de la pensée, là où on s'échinait à comprendre le monde de manière raisonnée, et non mythique? Ou mystique?