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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 14:16

Effectivement, il est difficile et peut-être même illusoire d’attendre une réglementation internationale conforme à la justice sociale ; d’autant qu’actuellement, même si quelques pas sont faits dans le bon sens, ils ne le sont que pour préserver le système en place : les mesures n'ont été prises que pour rendormir le peuple, pour apaiser sa colère jusqu’à un niveau inoffensif ou gérable. Le problème réside également dans le fait que les autorités qui prennent ces décisions (FMI, ONU, UE) sont des élites coupées presque totalement du peuple et qu’elles sont, qui plus est, à la merci des lobbys, des pressions communautaires et des intérêts des puissants.

 Le problème est encore plus sournois: la politique au niveau national ne s’intéresse plus aux problèmes sociaux (niveau de vie, justice social, exploitation ouvrière) mais seulement à des questions sociétales : le mariage homosexuel, les minarets ou le voile, l’égalité homme-femme, l’écologie, l’avortement, la fessé… j’en passe et des meilleures ! Un symptôme flagrant de cet état de fait des plus nuisibles est que la masse arbore un avis tranché sur ces questions, alors qu’elle se désintéresse totalement des premières. Le peuple ne s'occupe pas du gros oeuvres, il s'épanouie en décorateur d'intérieur!

Les vraies questions, au contraire, se posent en termes marxistes : c’est le problème des exploiteurs et des exploités, et c’est de cette opposition que devrait s’occuper en priorité le politique ; car en effet, il n’y a que le politique qui puisse influencer ce débat (l’Etat est le seul outil disponible pour réduire les inégalités sociales). C’est pour cette raison que chaque citoyen devrait débattre, voter, s’engager dans sa vie et en politique (pas besoin d’être un élu). Parce que la réponse à nos problèmes n’est pas moins d’état, mais plus d’état (qu’il soit national ou international, pourvu qu’il soit juste).

Il est évident qu’il faut trouver une manière de gérer notre société qui soit plus équitable, plus juste et plus humaine, que ce soit au niveau des sociales (entreprises) ou sociétal  ; et nous devons tout faire pour favoriser l’apparition de ce nouvel idéal. Mais, justement, que pouvons nous faire si ce n’est voter ou s’engager dans la vie de tous les jours (dans le cas social, en créant une entreprise soumises à des critères éthiques strictes ou en refusant de travailler pour des entreprises méprisables)?

Cette solution est un peu naïve, je l’admets, car elle ne prend pas en compte le fait que le salarié n’a en principe pas le choix et qu’il est souvent contraint d’accepter un boulot minable pour un salaire misérable. (Notons au passage que la croissance démographique, les naissances ou l’immigration, contribue à accentuer ce phénomène en maintenant le pouvoir des employeurs sur les employés.) Mais ici encore, seul l’Etat, l’action politique, peut venir jouer l’arbitre.

 

Alors que le peuple se réveille! Qu'il vote! qu'il se mobilise! Le système en place remercie  l'"apolitisation" du citoyen, même s'il prétend le déplorer. Nous sommes en démocratie, nous avons le pouvoir de décapiter l'élite quasi-monarchique sans verser une seule goutte de sang, mais qu'attendons-nous?

 

 

Par Antholan - Publié dans : Société
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